Mot d’introduction du ministre chargé de la decentralisation, S.E. M. Hamadou Mohamed Aramis à l’occasion de la signature des contrats des premières subventions entre Expertise France et les Conseil Régionaux

“Au-delà de la décentralisation, c’est pour moi, des contrats devant mettre les élus locaux et surtout les populations des localités au cœur du développement, mais aussi de la bonne gouvernance locale. C’est cette double dimension qui doit ressortir à l’occasion de l’élaboration, de la signature et de la mise en œuvre de tout projet d’investissement”

“La signature de ces contrat entre Expertise France et les Régions comporte pour moi, une signification particulière. Ce n’est pas parce qu’ils sont les premiers mais tout simplement porteurs des démarches et des principes d’exigence tous particuliers. Bien que modeste, avec 10 millions de francs Djibouti, il s’agit des contrats de rattrapage pour l’année 2020. Leur portée se trouve ailleurs.

Portant sur la mise en œuvre des investissements, ce type de contrat annuel avec des montants plus conséquents pour le futur proche, touche à des éléments essentiels, en impulsant les initiatives locales appropriées.

Au-delà de la décentralisation, c’est pour moi, des contrats devant mettre les élus locaux et surtout les populations des localités au cœur du développement, mais aussi de la bonne gouvernance locale. C’est cette double dimension qui doit ressortir à l’occasion de l’élaboration, de la signature et de la mise en œuvre de tout projet d’investissement. 

C’est à ce niveau aussi que la responsabilité du Secrétariat d’État à la Décentralisation est engagée. Elle doit se déployer avec exigence, fidélité et vigueur parce que le SED doit veiller sur l’équilibre entre l’intérêt de la décentralisation, du développement local et de la bonne gouvernance. Ce n’est pas une exigence théorique ni une formulation des concepts à la mode.

Le SED va par conséquent engager sa responsabilité à trois grands niveaux, en s’assurant :

  • du caractère participatif et inclusif du projet devant être porteur de l’équité et de l’équilibre ;
  • de sa conformité à la stratégie nationale de la décentralisation (Y inclus les documents d’orientations politiques comme « Djibouti vision 2035 »)
  •  de la cohérence du projet d’investissement avec la stratégie nationale des ministères sectoriels, car il faut à tout prix éviter des doublons.

Je rappelle en passant les indicateurs à respecter par la convention de financement, avant d’insister particulièrement sur l’implantation des initiatives locales grâce à ce programme ADIL qui doit se focaliser sur le développement de la participation et de la bonne gouvernance. 

Ces indicateurs d’aide à la préservation de l’environnement, à l’égalité genre, à l’atténuation et à l’adaptation au changement climatique, au développement du commerce, et bien d’autres pertinents doivent veiller à la mise en œuvre des conventions d’investissements « intégrateurs » des problématiques spécifiques aux régions et aux localités concernées.

Pour terminer ces mots qui saluent la signature de la première convention, je vais insister sur l’importance de la dimension relative à « l’appui aux initiatives locales » de ce que nous appelons en jargon familier ADIL.  Avec ces subventions nous avons l’impérieuse nécessité de contribuer à la structuration d’une bonne gouvernance locale.

Oui, il nous faut engager un dialogue permanent, équilibré et équitable entre les élus régionaux, Expertise France et les acteurs des communautés locales pour que ces subventions touchent leur véritable objectif de structuration de la bonne gouvernance locale. 

Aussi, je félicite les signataires de cette première convention, convaincu que bien d’autres vont se mettre très rapidement.”